French philosopher Jean-Claude Milner dissects in Le Monde the collapse of financial capitalism and draws three interesting lessons (“Après la crise, quelle(s) révolution(s)”). A few highlights:

  • “Se défier de l’étalonnage statistique, tel devrait être le premier commandement de la politique.”

  • “… le capitalisme financier n’était pas sans règles ; au contraire, il en foisonnait. N’importe quel banquier astucieux pouvait en fabriquer à son gré. De même, le néodémocrate, aussi dangereux dans son ordre que le néoconservateur, accepte toute règle, pourvu que son auteur soit au sens strict n’importe qui et qu’elle impose au sens strict n’importe quoi. Il y a eu un âge tragique de la Grèce ; il y aura eu de fait un âge boursier de la société moderne ; il coïncide avec ce que Foucault appelait la société du contrôle.”

  • “Devant le désastre de la société du n’importe qui, une certitude s’impose : mieux vaut que les sources soient peu nombreuses et clairement définies. Bref, mieux vaut des institutions. Nationales, supranationales, internationales, les circonstances trancheront. Qu’il s’agisse du marché ou de l’opinion ou de la société ou de la politique, il n’y a pas de main invisible.”

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